La quête passionnée du possible

 

Il faut chérir ses visions et ses rêves, car ils sont les enfants de l’âme,
 l’ultime projet d’accomplissement.
Napoleon Hill

 

Il y a plusieurs années, en découvrant un ancien tombeau égyptien, un archéologue trouva des semences cachées dans un morceau de bois. Une fois plantées, ces graines pourtant vieilles de plus de 3000 ans laissèrent sortir le potentiel qu’elles portaient !
La condition de l’être humain est-elle à ce point décourageante et négative qu’elle le destine – quel que soit son potentiel – à vivre une existence d’échecs et de désespoir silencieux ? Ou y a-t-il également en chacun de nous la vie en devenir, un désir de se réaliser si intense que même l’adversité ne peut empêcher de germer ? À ce propos, laissez-moi vous raconter l’histoire suivante.

 

Enfant, Mary Groda n’apprit ni à lire ni à écrire. Les spécialistes l’étiquetèrent « retardée ». À l’adolescence, on ajouta à ce premier qualificatif celui d’« incorrigible » et on condamna Mary à passer deux ans dans une maison de correction. Ironiquement, c’est à cet endroit coupé du monde extérieur que Mary – se pliant aux exigences de l’apprentissage – se mit à la tâche et étudia jusqu’à 16 heures par jour. Son travail acharné porta fruit : elle obtint son diplôme d’études secondaires.
Toutefois, le malheur n’en avait pas terminé avec Mary Groda. Après avoir quitté la maison de correction, elle tomba enceinte sans jouir des avantages du mariage. Deux ans plus tard, un deuxième accouchement se solda par un accident vasculaire cérébral qui effaça d’un seul coup les habiletés de lecture et d’écriture qu’elle avait durement acquises. Avec l’aide et le soutien de son père, Mary se retroussa les manches et récupéra ses apprentissages perdus.
Aux prises avec des difficultés financières, Mary devint bénéficiaire de l’aide sociale. Pour réussir à joindre les deux bouts, elle décida de prendre en charge sept enfants en famille d’accueil. C’est au cours de cette période qu’elle s’inscrivit au collège. Une fois ses études collégiales terminées, elle fut admise à l’école de médecine Albany, dans l’Oregon, et y étudia pour devenir médecin.
Au printemps 1984, Mary Groda Lewis – maintenant mariée – revêtit la toge pour recevoir son diplôme. Nul ne sait ce qui traversa l’esprit de Mary lorsqu’elle tendit la main pour recevoir le témoignage éloquent de sa persévérance et de sa foi en ses capacités. Son diplôme disait au monde entier : voilà quelqu’un qui a osé rêver de l’impossible et qui confirme la nature divine de l’être humain.

 

James E. Conner