Le crayon magique de Malala

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Quand j’étais petite, je regardais à la télévision les aventures d’un enfant qui avait un crayon magique.

S’il avait faim, il dessinait un bol de nourriture, et celui-ci apparaissait.

Si ses amis et lui étaient en danger, il dessinait un policier.

Ce petit héros était toujours prêt à aider les autres.

J’aurais tellement aimé avoir un crayon magique, moi aussi !

Si j’en avais un, j’aurais pu…

 

Raconte-moi la mer

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      Moi, je n’ai jamais vu la mer.
      Un jour, une caravane est passée par ici. Un chamelier m’a dit :
      ― Imagine des chameaux verts, ou gris, ou bleus, cheminant dans le désert et vus du ciel. C’est ça, la mer.
      Le berger, lui, m’a expliqué :
      ― La mer, c’est un immense troupeau de moutons qui courent dans un pré aussi grand que le désert.
      Un marchand de tissus a déroulé une pièce de soie bleue. L’étoffe était légère, le vent l’a fait ondoyer.
      ― La mer, c’est du bleu qui ondule à perte de vue, m’a assuré le marchand de tissus.
      Un cavalier, qui venait de très loin et qui avait beaucoup voyagé, m’a parlé des bateaux. Il m’a hissé sur un de ses chevaux et m’a demandé de fermer les yeux. J’ai caressé le flanc de l’animal.
      ― Voilà la forme d’un bateau, m’a-t-il enseigné.
      Puis le cavalier m’a dit de glisser les doigts dans la crinière du cheval. Il a ajouté :
      ― Ça, c’est le mouvement de l’eau sur la coque d’un bateau.

 

La dame aux livres

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Annelise a donné des coups de pied à la terre et aux décombres sur le trottoir.
Les femmes nettoyaient encore des morceaux de bâtiments brisés et des
trottoirs, avec des balais et à mains nues. Ne pouvaient-elles pas voir que la rue ne
serait jamais ce qu’elle était avant la guerre ?

Au marché, Annelise a repéré une peau d’orange sur le sol. Elle essuya la saleté du mieux qu’elle pouvait, et même si son estomac gargouillait, elle l’a donnée à son frère.

Pierre a grignoté l’intérieur. « Mmm, a-t-il dit. Danke. [Merci.] »

À proximité, une file de personnes disparaissait à l’intérieur d’un long bâtiment. Peut-être, pensa Annelise, quelqu’un distribuait-il de la nourriture. Elle prit la main de Pierre et se joignit à la queue.

Mais… à l’intérieur de la grande salle, il n’y avait que des livres.