Raconte-moi la mer

Mis en avant

          

      Moi, je n’ai jamais vu la mer.
      Un jour, une caravane est passée par ici. Un chamelier m’a dit :
      ― Imagine des chameaux verts, ou gris, ou bleus, cheminant dans le désert et vus du ciel. C’est ça, la mer.
      Le berger, lui, m’a expliqué :
      ― La mer, c’est un immense troupeau de moutons qui courent dans un pré aussi grand que le désert.
      Un marchand de tissus a déroulé une pièce de soie bleue. L’étoffe était légère, le vent l’a fait ondoyer.
      ― La mer, c’est du bleu qui ondule à perte de vue, m’a assuré le marchand de tissus.
      Un cavalier, qui venait de très loin et qui avait beaucoup voyagé, m’a parlé des bateaux. Il m’a hissé sur un de ses chevaux et m’a demandé de fermer les yeux. J’ai caressé le flanc de l’animal.
      ― Voilà la forme d’un bateau, m’a-t-il enseigné.
      Puis le cavalier m’a dit de glisser les doigts dans la crinière du cheval. Il a ajouté :
      ― Ça, c’est le mouvement de l’eau sur la coque d’un bateau.

 

Une Prière à la Mer

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Mon cher Marwan, Pendant les longs étés de l’enfance, lorsque j’avais l’âge que tu as maintenant, tes oncles et moi étendions nos matelas sur le toit de la ferme de ton grand-père, dans la banlieue de Homs. Nous nous réveillions … Lire la suite

Un seul pas…

Chaque fois que vous marchez, même sur une courte distance, que ce soit de chez vous à l’arrêt de bus ou du parking à votre lieu de travail, vous pouvez choisir de marcher de telle sorte que tous les pas vous apportent de la joie, de la paix et du bonheur.

Nos pas peuvent être guérisseurs, que nous marchions seuls ou avec d’autres personnes. Nous ne devons pas perdre un seul pas. À chaque pas que nous faisons, nous arrivons chez nous, à la vie qui est la nôtre. Chaque pas nous aide à arrêter de courir – non seulement physiquement, mais aussi dans nos pensées.

La course est devenue une habitude et nous ne sommes pas capables de profiter de la vie au moment présent. Même quand nous dormons, dans nos rêves, nous continuons à courir. Ainsi, se rendre vraiment au moment présent et s’arrêter à chaque étape est un entraînement. Nous devons nous entraîner à nous arrêter.

Vous pouvez vous rappeler que d’autres personnes sont aussi en train de marcher comme vous, pour pouvoir vous sentir connecté à elles.

Il est très important d’être connecté.

Ce n’est pas parce qu’on a un téléphone qu’on est connecté. Je n’ai jamais eu de portable et, pourtant, je ne me suis jamais déconnecté de qui que ce soit. Ce qui nous connecte, c’est notre marche en pleine conscience, nos pas en pleine conscience.

Alors, si vous voulez vous connecter aux autres, il vous suffit de pratiquer la méditation marchée tous les matins après le petit déjeuner, en allant au travail. En marchant ainsi dans la paix et la liberté, nous sommes immédiatement connectés. 

Thich Nhat Hanh

Je t’appellerai Baïna

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           C’est le printemps dans la steppe. Sous des tentes grandes comme des maisons, deux enfants naissent. Sous le ciel, les pères impatients et inutiles font la course, debout sur leurs étriers. Le premier s’appelle Khanty, il a déjà … Lire la suite