Réflexions


ANOREXIE,SORTIR DU TUNNEL

CE QUI SE PASSE
L’anorexie n’est pas une maladie qui s’attrape comme la grippe. Elle s’installe peu à peu. C’est le printemps, votre meilleure amie a envie d’entreprendre un régime. Personne ne se doute de rien, vous non plus d’ailleurs. Tout à coup, le régime s’emballe, elle perd 15 kilos en un mois. Elle flotte dans tous ses vêtements. Vous sentez qu’elle n’est plus comme avant, elle aussi en est probablement consciente, mais ni elle ni vous ne savez ce qui se passe. D’ailleurs, votre amie va de moins en moins comprendre ce qui se trame et se transforme en elle. Pourtant, certains signes étaient déjà là, avant la perte de poids. Qui les aurait reconnus ?

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AVOIR TOUT POUR ETRE HEUREUX ?

Une manière d’être


J’entendrai ici par bonheur un état acquis de plénitude sous-jacent à chaque instant de l’existence et qui perdure à travers les inévitables aléas la jalonnant. Dans le bouddhisme, le terme soukha désigne un état de bien-être qui naît d’un esprit exceptionnellement sain et serein. C’est une qualité qui sous-tend et imprègne chaque expérience, chaque comportement, qui embrasse toutes les joies et toutes les peines. Un bonheur si profond que « rien ne saurait l’altérer, comme ces grandes eaux calmes, au-dessous des tempêtes ». C’est aussi un état de sagesse, affranchie des poisons mentaux, et de connaissance, libre d’aveuglement sur la nature véritable des choses.

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BATIR UNE CIVILISATION DE L’AMOUR

Christiane Singer est née en 1943 et décédée à l’âge de soixante cinq ans d’un cancer. Le médecin lui annonce qu’il lui reste six mois à vivre. Elle écrit un journal au cours de ces mois, qui sera publié sous le titre “Derniers fragments d’un long voyage”. Elle dira à la radio : « J’ai écrit un livre sur les âges de la vie. J’ai tenté de montrer ces métamorphoses de l’être au cours de la vie. Il est évident que tout cela ne vaut que si l’on a appris en cours d’existence à mourir. Et ces occasions nous sont données si souvent ; toutes les crises, les séparations, et les maladies, et toutes les formes, tout, tout, tout, tout nous invite à apprendre et à laisser derrière nous. La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder. Le reste, elle n’a pas de prise sur le reste. Et c’est dans ce dépouillement progressif, qui se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu’on n’avait pas soupçonné. » (entretien avec Thierry Lyonnet sur RCF 2001)

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COMMENT LA VIOLENCE EST VECUE PAR CHACUN

Fragilisés par les changements qui s’opèrent en vous, vous avez parfois du mal à gérer la violence que vous rencontrez à l’école, dans votre quartier ou même parfois au sein de votre famille. Comment réagir quand on est soumis à des pressions psychologiques ou morales, à des violences physiques ?

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DE LA PEUR À LA PAIX

A) À la source de la violence
1/ La peur
Thierry Janssen a initié l’écriture de son livre au lendemain des événements du 11 septembre 2001. En dehors de la médiatisation qui en a été faite, ces événements ont marqué les esprits, par l’extrême violence qu’ils représentaient. Une réaction naturelle à une telle violence est la colère, accompagnée de l’envie de faire disparaître au plus vite leurs auteurs. Pourtant, en y réfléchissant, assassiner un assassin, que ce soit par voie légale ou non, ne fait que rajouter au cycle infernal de la violence. Cela suscite le questionnement : pourquoi vouloir tuer les terroristes et agir alors en miroir avec eux ?

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DES FILLES COMME LES AUTRES, DES FILLES COMME NOUS
Prostitution juvénile

Les réseaux sociaux les ont appâtées. Les mêmes réseaux sociaux les ont sauvées. Ces adolescentes traversaient les rues, emmitouflées, anonymes, invisibles aux yeux de ceux qui n’ont jamais eu le luxe d’avoir ouvert leurs yeux sur le genre de vie qu’elles mènent. Les réseaux sociaux nous ont enfin tous désaveuglés.

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DESIRS

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant. Ils ont eux aussi leur histoire.

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DIALOGUES MAITRE-ELEVE
L’éloge de la transmission

Propos dialogués entre ce grand humaniste qu’est George Steiner et Cécile Ladjali, enseignante confrontée à la réalité des banlieues…
Les deux auteurs s’interrogent sur notre capacité de transmettre et de partager et analysent les exigences complexes de l’enseignement et de la vie d’aujourd’hui.

Dans le profond tout est loi.
Rilke

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DOMINIQUE LAPIERRE : INFATIGABLE PELERIN

Connaître le bien et ne pas le faire n’est que lâcheté.
Confucius

À 80 ans, Dominique Lapierre est un homme pressé. Il faut le suivre dans cette touffeur ambiante qui ferait défaillir tout autre que lui. À chaque pancarte jalonnant la route depuis Calcutta, il exulte. Il y en a des centaines, accrochées aux arbres, aux poteaux téléphoniques, arborant sa photo et des slogans qui lui souhaitent « Long life, beloved Dominique Dada » (« Longue vie bien-aimé grand frère Dominique »). Il est arrivé épuisé. Il repart galvanisé par « l’amour de ces gens ».

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ÉDUCATION ET SENS DE LA VIE

Sans l’amour qui engendre une compréhension intégrale de la vie,
l’efficience conduit à la brutalité.

Le voyageur qui fait le tour de la Terre constate à quel point extraordinaire la nature humaine est identique à elle-même aux Indes, en Amérique, en Europe, en Australie, partout. Et cela est surtout vrai dans les collèges et les universités. Nous sommes en train de produire, comme au moyen d’un moule, un type d’être humain dont l’intérêt principal est de trouver une sécurité, ou de devenir quelqu’un d’important, ou de passer agréablement son temps, en pensant le moins possible.

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ENFANCES BLESSEES

Un enfant blessé constitue une perte sèche pour la société. Un tel enfant appauvrit l’ensemble, au point de faire éclater ses valeurs les plus fondamentales. Une société qui n’a pas les moyens de prendre soin de ses enfants est en perte de contrôle. Elle est vouée à l’échec. Elle crée du désordre et, surtout, du désespoir. Au contraire, une société qui soutient ses enfants est en état de croissance. Elle engendre l’espoir, la motivation et la créativité des personnes qui la composent. C’est seulement dans ces conditions qu’on peut dire que c’est une société juste et évoluée.

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ENQUETE SUR LES TRAFIQUANTS D’HOMMES

Ce sont les nouveaux marchands d’esclaves. Sur le malheur des refugiés politiques et économiques qui affluent vers l’Europe, la traite moderne a construit sa prospérité. Passeurs avides, filières clandestines, mafias et réseaux de prostitution contrôlent les routes de l’immigration illégale, trafiquant des êtres humains comme d’autres des marchandises.
Qui sont ces négriers du XXIe siècle ?

« L’Angleterre à deux pas », dit la pancarte sur l’autoroute qui mène à Calais. Oui, si proche qu’on peut la caresser des yeux par jour de beau temps. 34 kilomètres – une demi-heure de train ou de bateau. Mais si lointaine quand on n’a pas de papiers : plusieurs semaines, parfois plusieurs mois sont nécessaires pour réussir à s’y glisser. Alors les voyageurs parallèles attendent le moment propice, la faille. Ils ne sont pas à un contretemps près. Certains ont déjà parcouru des milliers de kilomètres, alors 34 kilomètres… Pourquoi l’Angleterre ? Parce que, de tous les pays occidentaux, c’est celui où la vie dans la clandestinité est le moins dangereuse : pas de contrôles d’identité et possibilité de travailler sans papiers. C’est d’autre part la destination privilégiée pour tous les anglophones du tiers-monde.

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ETRE UNE JEUNE FILLE

L’adolescence, c’est l’âge des grands bouleversements physiques et psychologiques. Pour aider les jeunes filles à passer ce cap parfois difficile, ces mots qui parlent d’elles et de leur féminité.

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FAIRE FACE A LA VIOLENCE


La violence.
Sortir des logiques d’affrontement.
La violence est un mal qui se répand en même temps que l’intolérance.
Refusons-les, l’une et l’autre.


En seconde B, les profs ne savent plus comment faire : la violence est devenue le comportement ordinaire de deux élèves, et c’est l’ambiance de toute la classe qui est pourrie. Quand quelque chose ne va pas entre eux, Anthony et Romain se battent dans la cour. Le proviseur les a expulsés chacun une journée, mais ça n’a pas servi à grand-chose : désormais ils se battent en dehors du lycée et le climat de la classe n’a pas changé.

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FAIRE FACE AU BULLYING…


Bullying, c’est quoi ?

Le bullying est bien plus qu’un mauvais comportement. C’est quand quelqu’un fait des choses qui mènent l’autre à se sentir mal dans sa peau, comme par exemple, insulter quelqu’un, le frapper ou lui donner des coups de pied et des choses encore plus cruelles.

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GARÇONS ET FILLES : QUELQUES DIFFERENCES

Isabelle est allongée, Patrick lui tient la main, et ils entendent le docteur qui dit : « Ça y est, je vois la tête, plus que quelques minutes, et vous pourrez prendre votre bébé dans vos bras ! »
Isabelle et Patrick n’en reviennent pas ! Ils avaient un peu peur de l’accouchement, mais tout se passe très bien. Tout d’un coup, un grand cri, le cri du bébé qui est sorti !
« C’est une magnifique fille ! » dit le docteur. Dans la salle d’à côté, on entend presque au même moment une sage-femme qui crie : « C’est un magnifique garçon ! »
Dans cette maternité, comme dans toutes les maternités du monde, on entend à chaque accouchement :
« C’est une fille ! », « C’est un garçon ! »

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GISELE HALIMI : « NON AU VIOL »

Gisèle veut que ce procès soit exemplaire. Anne et Araceli sont d’accord. Dépasser leur propre saccage pour faire le procès du viol. Mais dans la salle d’audience, c’est parole contre parole. Les hommes affirment qu’elles étaient consentantes. Les femmes disent qu’elles ont renoncé à lutter pour rester en vie. Auraient-elles dû mourir pour que l’on reconnaisse qu’elles ont été violées ?

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HEROÏNE, COCAÏNE… VOYAGE INTERDIT

Parce que les ados peuvent être un jour amènes à les rencontrer… ces mots dénoncent les dangers. Si les drogues « dures » (cocaïne, héroïne, ecstasy,…) procurent des sensations extraordinaires, leurs effets sont multiples et dangereux pour le corps et l’esprit. Elles déconnectent de la réalité et parfois tuent. Illégaux et dangereux, les amphétamines, l’ecstasy, les hallucinogènes, l’héroïne, la cocaïne, font courir aux consommateurs des dangers indéniables. Ils ont des effets multiples sur le corps et l’esprit et entraînent une grave dépendance. Il faut vous informer, avoir les moyens de réagir dans des situations difficiles. Pour mieux tordre le cou aux illusions de bien-être que les drogues seraient censées procurer… Un voyage qui cause bien des ravages et se termine souvent par la mort.
M.-J.Auderset ; J.-B. Held ; J.-F. Bloch-Lainé

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JE ME SOUVIENDRAI TOUJOURS DE LEURS VISAGES…

Bien qu’il m’arrive fréquemment d’oublier le nom ou le visage de quelqu’un rencontré lors d’un dîner, je n’ai pas oublié les visages vus dans la rue. Encore aujourd’hui, je me souviens d’eux. J’ai souvent croisé certains d’entre eux, alors qu’il y en a d’autres que je n’ai vus qu’une seule fois et qui ont disparu à jamais. Je me suis d’ailleurs toujours demandé ce qui leur était arrivé. Étaient-ils partis dans une autre ville ? Dans un centre ? Les membres de leur famille les avaient-ils retrouvés et les avaient-ils persuadés de rentrer à la maison ? Étaient-ils en prison ? Étaient-ils morts ? J’ai souvent entendu parler de gens morts dans la rue. Quoi qu’il en soit, je me souviendrai toujours de leurs visages, bien que je ne connaisse pas leur histoire.

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JANUSZ KORCZAK : « NON AU MEPRIS DE L’ENFANCE »

« Sa grand-mère était la seule à l’écouter quand, petit garçon de cinq ans, il lui confiait vouloir transformer le monde pour qu’il n’y ait plus d’enfants sales, déguenillés, affamés. Vingt-sept ans plus tard, Janusz ne voit pas les choses autrement. On ne changera pas le monde si on ne commence pas par s’attaquer à la condition des enfants. Pourquoi les adultes ne veulent-ils pas comprendre que leur responsabilité est de les aider à devenir eux-mêmes, à laisser grandir la personne inconnue » qui est en eux ? »

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LA DICTATURE DU GROUPE

Être soi au milieu des autres.
S’intégrer dans un groupe…
L’ouverture vers les autres… à condition d’y préserver sa propre liberté.

Samedi soir, vous voulez inviter Cindy à venir au cinéma avec vous. Vous en parlez à votre ami Mathias, qui répond très brutalement : « Ça va pas ! Cindy est nulle, elle écoute Britney Spears et se fringue comme si elle venait du fin fond des cités. »

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LA (RE)DECOUVERTE DE LA RESPONSABILITE

L’auteur pose le problème de la réparation, tant celle du sujet blessé qui se répare que celle du sujet qui a blessé et qui se répare en réparant sa faute.

Car si nous sommes humains, nous sommes responsables. Nous devons répondre des blessures que nous infligeons. Un être humain déresponsabilisé perd un peu de son humanité quand son aventure familiale ou sociale le met en position passive pour recevoir des éléments nutritifs physiques, psychiques et sociaux, comme un nourrisson ou un malade perfusé. Cet assistanat altère l’estime de soi.

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LA HAINE N’AURA PAS LE DERNIER MOT

Au Burundi, pays voisin du Rwanda, ravagé par les massacres interethniques, la misère et le sida, une femme d’exception se bat toujours pour que la haine n’ait pas le dernier mot.
Cette haine, Marguerite Barankitse, que tous surnomment Maggy, l’a vécue dans son expression la plus inhumaine lorsqu’en 1993 (plus de 22 ans déjà !) soixante-douze personnes sont assassinées sous ses yeux. Au cœur de cette barbarie, elle parvient, au risque de sa vie, à sauver vingt-cinq enfants avant d’en recueillir des centaines d’autres dans l’enfer de la guerre civile.

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LA PRUDENCE… POUR LES PLUS PETITS !

Des trottoirs à risques

Voici une drôle de ville dont les habitants farfelus ne sont pas très prudents.
À chaque instant, ils frôlent l’accident !
Même les trottoirs sont semés d’embûches.

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LA SERENITE…


* Tout le monde se trompe mais la sérénité vient à ceux qui corrigent continuellement leurs erreurs pour se rapprocher de leur nature spirituelle.
* Celui qui reste indifférent à la flatterie ou au dénigrement a déjà le cœur serein.
* Le sot se plaint, condamne et critique. L’esprit serein loue chez les autres ce qu’ils font bien.
* Ne vous souciez pas des défauts d’autrui mais des vôtres. Progressez.
* La sérénité s’obtient souvent par la confiance. Qui ne fait pas confiance aux autres n’inspirera pas confiance.

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LA VIOLENCE A L’ECOLE, PARLONS-EN…
LAISSE-MOI TRANQUILLE !

Quelques enfants sont en train d’en agresser d’autres.Peux-tu les identifier ?
Les enfants provocateurs ressemblent aux autres,mais ils n’ont pas du tout la même attitude.
Ceux qui agressent aiment faire du malet obligent souvent leurs collègues à faire ce qu’ils veulent.

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LA VIOLENCE, CARTON ROUGE !

L’histoire de Gaspard, Jean-Pierre et Aminata évoque la relation de jeunes adolescents à la violence. Pour que se développent les échanges et l’écoute de l’autre, seuls remparts contre une violence devenue banale, envahissante et qui menace la liberté d’apprendre, voici un outil pour aider à la résolution pacifique des conflits à l’école ou au-dehors, un prétexte à la discussion en classe ou à la maison, une réflexion en commun autour de ce fléau.

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L’ACCEPTATION CONSCIENTE
C’est seulement lorsqu’il y a complète soumission vis-à vis du maintenant, à ce qui est, que la libération est possible.
Je ne crois pas qu’une pratique spirituelle puisse nous amener à cette acceptation complète. Elle arrive généralement dans la vie. Votre propre vie est le terrain où cela peut se produire. Vous vivrez peut-être une docilité partielle, suivie d’une ouverture et cela vous conduira à vous engager dans une pratique spirituelle. Mais qu’on adopte une pratique spirituelle à la suite d’une révélation d’une certaine profondeur, ou qu’on se lance dans cette pratique pour elle-même, la pratique seule ne saurait suffire.

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L’ART DE LA LENTEUR
Peut-être devons nous revenir à cet art si humain – la lenteur.
Aujourd’hui, notre façon de vivre semble irrémédiablement contaminée par une pression que nous ne dominons point. Pas de temps à perdre, pas de petite démarche silencieuse. On veut à tout prix atteindre nos objectifs. Le plus rapidement possible. Alors, les étapes nous épuisent, les questions nous retardent, les sentiments semblent une pure perte de temps. Il faut à tout prix miser sur les résultats, rien que les résultats.

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L’ART DE LA PAIX

Mais en fait, nous passons la plupart de notre temps à exclure quelque chose ou quelqu’un : celui dont la couleur de la peau est plus sombre ou plus claire, celle dont le corps dégage une forte odeur parce qu’elle vit dans la rue et qu’elle ne s’est pas lavée depuis plusieurs semaines, celui qui s’approche de nous avec un couteau ou, comme nous avons pu le constater à Auschwitz, celui qui, étant d’une nationalité ou d’une religion différente, fait quelque chose qui ne nous plaît pas.

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L’ART DE L’ESSENTIEL

UN SOULAGEMENT EXTRAORDINAIRE
Plus de temps


« Avec peu on peut vivre le présent à l’infini. »
Ma maxime préférée


Qu’est-ce que la vie, sinon les heures, les jours, les années que nous avons ? Posséder peu fait gagner un temps précieux : avoir moins de choses, c’est moins d’entretien et de tâches ménagères (épousseter, laver, cirer, polir, déplacer pour le ménage), moins de temps perdu à chercher, fouiller dans ses placards, ses sacs, ses greniers, ses dossiers pour « trouver » (« trouver » implique qu’il faut chercher, et chercher sous-entend quelque chose qui est introuvable). Avoir davantage de temps signifie que le rythme de sa vie peut ralentir, que l’on peut vivre tranquillement, c’est-à-dire prendre son temps, rester centré, ne pas être constamment pressé, surmené, ne pas mener une vie qui ne se résume qu’à une succession d’activités inscrites sur un agenda.

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L’ART SUBTIL DE LA MALTRAITANCE

Un jour, dans une ville quelconque, en un pays inconnu, une petite fille est née, aux yeux éblouissants qui observaient tout… sans arrêt.

Lorsqu’elle a pu se promener en ville, les gens lui disaient tout le temps que sa beauté dépendait de ses jolies robes… Et depuis, elle ne se sentait belle que lorsqu’elle portait un beau vêtement.

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L’ECOLOGIE SPIRITUELLE

Nous réalisons maintenant que seul un changement profond et généralisé de nos comportements individuels et collectifs en tant que consommateurs de ressources et utilisateurs de technologies polluantes parviendra à inverser la destruction accélérée de notre environnement planétaire. Un changement fondamental doit en effet survenir au sein de la conscience humaine pour qu’un tel miracle se produise.

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L’EDUCATION MODERNE

Carl Gustav Jung (1885-1961), médecin, psychiatre, psychologue et essayiste suisse, est un des plus grands penseurs du XXème siècle. Disciple de Freud et son plus grand collaborateur, il a été un des pionniers de la « psychologie des profondeurs ». On lui doit les concepts d’« archétype », d’« inconscient collectif » et de « synchronicité », parmi bien d’autres. Tout en soulignant le lien existant entre la structure de la psyché (c’est-à-dire l’« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles, Jung consacre maints travaux aux rêves, la mythologie et la religion, ce qui lui a permis d’appréhender la « réalité de l’âme ». Mais il a aussi exploré d’autres domaines des humanités : depuis l’étude comparative des religions, la philosophie, et la sociologie jusqu’à la critique de l’art et la littérature.

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L’EUPHORIE DE PACOTILLE

On pourrait s’attendre à ce qu’une gloire ou une richesse soudaine exauce tous nos souhaits, mais il arrive le plus souvent que la satisfaction procurée par de tels événements soit de courte durée et n’augmente en rien notre bien-être. J’ai rencontré une célèbre chanteuse taiwanaise qui, après nous avoir décrit son mal-être et sa lassitude devant la richesse et la gloire, finit par fondre en larmes en s’exclamant : « Ah, si j’avais pu ne jamais être célèbre ! » Une étude a également montré que des circonstances inattendues – gagner le gros lot à la loterie par exemple – entraînent un changement temporaire du niveau de plaisir, mais peu de modifications à long terme dans le tempérament heureux ou malheureux des sujets concernés.

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L’HOPITAL S’OUVRE AUX GUERISSEURS

Ils sont rebouteux, magnétiseurs ou coupeurs de feu. Ils posent leurs mains, récitent des prières et soulagent les patients. Entre ces thérapeutes aux pratiques mystérieuses et les médecins, le dialogue s’est enfin instauré.
Cela peut arriver à n’importe qui. Vous vous êtes brûlé, vous courez aux urgences. Vous souffrez affreusement malgré les antalgiques. Vous hélez l’infirmière qui réagit de façon imprévue : elle vous demande si cela vous dirait d’appeler un coupeur de feu.

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LE CIVISME… ET LES PLUS PETITS !
Toi, moi, eux et les autres

Lucien est un petit garçon, Norbert est son animal préféré ! Promène-toi avec eux et tu découvriras comment les hommes s’organisent pour vivre en société avec des institutions, des lois mais aussi des règles de vie comme, par exemple, la politesse ou la solidarité.
En effet, nous faisons tous partie d’une famille, d’une classe, d’une ville, d’un pays, d’une planète… et il nous faut vivre ensemble !

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LE DROIT D’AVOIR UN ESPACE POUR LIRE

John Wood est le fondateur et PDG de Room to Read (Un espace pour lire), une entreprise internationale qui investit dans des écoles et des bibliothèques en Asie.
John Wood a décidé de la créer après avoir constaté, au cours d’un trekking de trois semaines dans l’Himalaya au Népal, la pénurie d’écoles et de bibliothèques. Il a alors démissionné de son poste de direction chez Microsoft afin de consacrer le prochain chapitre de sa vie d’adulte à assurer aux enfants des pays en développement les bienfaits d’une instruction – un précieux cadeau que nous offre la vie.

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LE TRAVAIL DES ENFANTS DANS LES PLANTATIONS DE CACAO
Le côté sinistre du chocolat

Les chocolats si appréciés des Occidentaux sont parfois produits au prix du travail forcé des enfants d’Afrique de l’Ouest.
Pendant Halloween, on estime que 36 millions d’enfants costumés partent en vadrouille à la recherche d’une bonne frayeur et de sacs de bonbons. Heureusement pour eux, plus de la moitié des ménages américains distribueront des chocolats, à la grande joie également de cette industrie qui devrait gagner des centaines de millions de dollars à Halloween cette année. Mais ce qu’ignorent peut-être les consommateurs à la fête c’est que nous nous offrons des douceurs aux dépens du travail forcé et du travail des enfants en Afrique de l’Ouest.

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LES DIFFERENTS TYPES DE VIOLENCE SCOLAIRE

Fragilisés par les changements qui s’opèrent en vous, vous avez parfois du mal à gérer la violence que vous rencontrez à l’école, dans votre quartier ou même parfois au sein de votre famille. Comment réagir quand on est soumis à des pressions psychologiques ou morales, à des violences physiques ?

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LES RESEAUX SOCIAUX ETAIENT MA DROGUE DURE
(En voie de désintoxication, un geek raconte son addiction)

Après huit ans à bourlinguer au cœur de l’Internet et des réseaux sociaux, je peux l’affirmer aujourd’hui sans rougir : le temps passé sur le Net est un gigantesque gâchis existentiel. Une fuite, une illusion, une drogue comme le sont l’héroïne ou l’alcool.

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LES « SHEGUES » DE KINSHASA
République Démocratique du Congo, 2007

À Kinshasa, nous sommes des enfants abandonnés. Les habitants disent que nous n’existons pas. Pourtant, si nous n’existions pas, ils ne seraient pas aussi méchants avec nous. Mon copain Pierre tient serré contre lui son carton, comme si c’était son meilleur ami. Ce carton est son lit, sa maison, et il y tient plus qu’à tout. Pierre dort avec moi sur les trottoirs. Souvent il me dit qu’il ne sait plus rêver, tellement notre vie est dure.

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LETTRE AUX JEUNES


Chère Jeune, Cher Jeune


Rassure-toi ! Il n’y a rien de démodé lorsque tu te conduis dignement avec le sexe opposé. Ton corps n’est ni un objet ni un mécanisme quelconque que tu ne puisses pas contrôler.
En toute relation, l’affectivité joue un rôle bien plus important que le sexe. L’absence de respect et de tendresse débouche toujours sur l’agressivité. Ne te précipite jamais. Les contacts sexuels ne te rendront pas plus proche de celle ou de celui que tu aimes…ou crois aimer. Quelle illusion, confondre l’attirance physique et l’amour !

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LUCIE AUBRAC : « NON AU NAZISME »

Lucie Aubrac, mère de famille, professeur d’histoire-géographie à Lyon, a participé à la Résistance sous la Seconde Guerre Mondiale, spécialisant ses actions dans les évasions de camarades. Tout commença avec Raymond, son mari juif, arrêté par la Gestapo. Elle parvint à le tirer des pattes de Klaus Barbie au prix d’un plan rocambolesque, n’hésitant pas à usurper une fausse identité. Aidés de nombreux autres résistants, Lucie et Raymond publient des tracts, des journaux, contribuent à l’évasion d’opposants au régime, comme eux. Mais malgré leurs changements d’identités, Raymond est arrêté plusieurs fois. Lucie va tout faire pour qu’il retrouve la liberté. Volontaire et loyale, Lucie Aubrac incarne, sans doute mieux qu’aucun(e) autre, la résistance à l’oppression.

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LUTTE CONTRE LE SYSTEME


Déjà ton troisième adversaire apparaît.
Il est cubique, titanesque, froid.
Il est doté de chenilles qui écrasent tout.
C’est le système social dans lequel tu es inséré.
Sur ses tours tu reconnais plusieurs têtes.
Il y a celles
de tes professeurs,
de tes chefs hiérarchiques,
des policiers,
des militaires,
des prêtres,
des politiciens,
des fonctionnaires,
des médecins,
qui sont censés toujours te dire si tu as agi
bien ou mal.

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MA SŒUR NOMADE QUI SOULEVE LE MONDE

Chacune d’elles a ressenti un jour l’injustice du monde comme une brûlure sur sa peau et l’engagement comme une nécessité intérieure. Chacune a pensé qu’elle devait changer les choses, et que c’était possible. Chacune à sa manière a soulevé des montagnes. Toutes nous offrent ici de formidables leçons de courage et de vie.
Annick Lacroix nous invite à aller à la rencontre de ces douze femmes exceptionnelles. Parce qu’elle a cherché à suivre leur parcours, leurs élans, leurs colères et leurs doutes, elle ne nous présente pas des icônes sur papier glacé, mais des visages vivants, d’une humanité bouleversante. Voici « Ma sœur nomade »

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MANDELA : LE POUVOIR DE LA BONTE

On se souviendra de Nelson Mandela (1918-2013) pour le symbole de sagesse qu’il était, pour son aptitude au changement et pour son pouvoir de réconciliation.

« Nelson Mandela est mort » : la phrase produit un curieux effet dans la bouche de celui qui la prononce aujourd’hui. Des mots presque impossibles à dire, tant fut unique l’histoire de celui qui connut dans sa vie le martyr et la canonisation. L’homme était un paradoxe : nous le chérissions pour son humanité, et cependant il avait déjà quitté depuis longtemps le monde des humains.
Il était une autorité morale qui se dressait au-dessus du paysage désolé que fut le XXe siècle, un symbole universel de sagesse et de bonté, incarnant l’aptitude au changement et le pouvoir de la réconciliation. En privé, ce n’était pas quelqu’un de particulièrement affectueux, mais la vision de son image provoquait une sensation très particulière : celle d’une accolade, d’une chaleureuse étreinte.

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MARGUERITE BARANKITSE, BATISSEUR D’ESPERANCE

« Quand vous hésitez devant une action, demandez-vous
ce qu’elle apportera de bien aux plus déshérités. »
Gandhi

En 1993, au Burundi, la violence est totale. Et le nombre d’orphelins ne cesse d’augmenter. Marguerite Barankitse, surnommée Maggy, n’a d’autre possibilité que de développer les activités et les infrastructures de l’organisation qu’elle fonde et baptise. Ce sera la « Maison Shalom ».
La première urgence est d’obtenir de l’espace pour lui permettre d’accueillir le flux continu d’enfants nécessiteux qui la rejoignent. Le diocèse de Ruyigi accorde alors à Maggy l’utilisation de certains de leurs bâtiments, un partenariat qui a perduré jusqu’en 2001. De plus, Ruyigi n’est pas la seule région traumatisée : pour répondre aux besoins croissants, Maggy ouvre d’autres centres pour soutenir ces enfants-orphelins, comme l’Oasis de la Paix à Gisuru et Casa della Pace à Butezi. Les langues sont différentes, mais le message de « maison de la paix » perdure. Ces centres, ouverts en 1994, resteront actifs jusqu’en 2001 et 2003.

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MARIE DURAND : « NON A L’INTOLERANCE RELIGIEUSE »

La captivité de Marie Durand dure 38 ans. En 1730, elle est emprisonnée à la tour de Constance, à Aigues-Mortes. Elle est enfermée avec une vingtaine d’autres femmes de tous âges et de toutes conditions, elle vit dans la pauvreté, le froid, la promiscuité. « L’inscription “RESISTER”, gravée sur la margelle du puits de la prison, est attribuée sans vraie certitude » à Marie, mais est surtout un symbole de l’attitude de la jeune femme qui, tout au long de sa captivité, refuse d’abjurer sa foi protestante, encourage ses compagnes de captivité et écrit de nombreuses lettres, suppliques ou remerciements, à ceux qui envoyaient des secours…
En janvier 1767, le gouverneur du Languedoc visite la tour. Il est révolté par le sort des femmes encore emprisonnées et les libère. Quatorze femmes sont libérées, dont une (Marie Robert) avait été enfermée 41 ans. Marie Durand est libérée le 14 avril 1768 ; le 26 décembre 1768 les deux dernières prisonnières sont libérées.

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NI ANGES, NI SAUVAGES

Elle ne saurait expliquer pourquoi elle a fait ça, Marie. Ce matin-là, quand ses parents, inquiets de son réveil tardif, sont allés la voir dans sa chambre, elle somnolait encore. Ils lui ont demandé ce qui se passait. Dans un demi-sommeil, elle a juste dit : « J’ai fait une tentative de suicide. » Ils l’ont fait hospitaliser.
Lorsque je la rencontre, quelques heures plus tard, elle ne peut dire grand-chose de son geste : « Je ne sais pas pourquoi je m’ennuie autant dans la vie alors que tout va bien. » En effet : au collège pas de problèmes, à la maison non plus, apparemment ; Marie a de bonnes amies et, depuis peu, un « petit ami », comme ses copines !

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NON A LA DROGUE ET A L’ALCOOL
(Un guide à l’usage des enfants)

On peut comprendre la perplexité des enfants face à la drogue et à l’alcool. Mis en garde contre les dangers que ces deux produits présentent, ils voient cependant beaucoup de gens prendre à longueur d’année des pilules et des sirops, certains pour dormir, d’autres pour se sentir en forme, tandis que d’autres encore boivent des alcools vantés par la publicité. Souvent les enfants entendent des avertissements et des interdictions sans en comprendre vraiment les raisons fondamentales.

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NOS ETATS D’AME SONT UNE PORTE VERS L’EVEIL

Prenez une journée type de votre vie, il y a finalement peu de moments où vous vous trouvez sous l’emprise d’une grande émotion forte. Alors que les petits sentiments et les petites turbulences vous touchent en permanence. Vous vous levez, votre humeur peut dépendre d’un rayon de soleil, d’une bribe de musique…

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OFFRIR L’ESPOIR

À la mort de son fils, Danielle Steel, anéantie par le chagrin, décide de donner un nouveau sens à sa vie. Elle s’engage alors auprès de sans-abri de San Francisco et fonde l’association Yo ! Angel !
Pendant onze ans, accompagnée de bénévoles, elle sillonne chaque mois les rues de la ville à la rencontre des plus démunis pour leur apporter, bien sûr, des produits de première nécessité, mais, surtout, un peu d’attention et de réconfort.

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POUR ETRE HEUREUX, IL FAUT AVOIR SOUFFERT

Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, possède de nombreuses cordes à son arc : psychiatre, psychanalyste, neuropsychiatre, il est aussi responsable d’un groupe de recherche en éthologie clinique à l’hôpital de Toulon, matière qu’il enseigne également dans cette ville. Il a largement contribué à faire (re)connaître cette discipline, la seule qui permette selon lui une compréhension globale de l’Humain. On lui doit également le concept de résilience lié à une douloureuse expérience personnelle. Né dans une famille juive, il a été raflé en 1943 avec une partie de sa famille. S’il a réussi à s’échapper, ses parents sont tous deux morts en déportation et il a donc dû se construire sans eux. Homme de convictions, il a fait partie des 43 personnalités constituant la commission Attali sur les freins à la croissance en 2007, et milite toujours pour la non-violence.

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QUATRE CENTS ANS APRES.
DE LA JUSTICE A LA DEMOCRATIE, EN PASSANT PAR LES CLOCHES.


Entre l’initiative d’un paysan des environs de Florence sonnant les cloches pour annoncer la mort de la justice et l’essor du mouvement pour une autre mondialisation, quatre cents ans se sont écoulés. Et pourtant, selon José Saramago, la démarche est la même : c’est pour la démocratie que les résistants d’aujourd’hui sonnent les cloches. Le grand écrivain portugais l’a dit il y a 10 ans aux six mille militants rassemblés par l’association Attac à Paris. Le texte a ensuite été lu à la séance de clôture du Forum Social Mondial, à Porto Alegre, à la même époque. Mais l’enjeu reste actuel.

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RESISTANCE ET RESILIENCE : SE REPARER EN REPARANT


L’auteur pose le problème de la réparation, tant celle du sujet blessé qui se répare que celle du sujet qui a blessé et qui se répare en réparant sa faute.

Car si nous sommes humains, nous sommes responsables. Nous devons répondre des blessures que nous infligeons. Un être humain déresponsabilisé perd un peu de son humanité quand son aventure familiale ou sociale le met en position passive pour recevoir des éléments nutritifs physiques, psychiques et sociaux, comme un nourrisson ou un malade perfusé. Cet assistanat altère l’estime de soi.

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ROSA PARKS : « NON A LA DISCRIMINATION RACIALE »

« En disant non, toute désarmée que j’étais, je restais en phase avec moi-même. Je ne cherchais nullement à être une citoyenne modèle, moi que la loi excluait du droit de vote, ainsi que de la liberté de boire à n’importe quelle fontaine, de m’asseoir à la place libre qui me faisait face, de me soulager dans les toilettes publiques… Contrairement aux humains, les animaux buvaient à la même source, quelle que fut la couleur de leur pelage. En Alabama, un écriteau surplombait nos fontaines : COLORED. Notre vie était la pancarte de la honte. »

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SANS-ABRI : UNE AIDE EFFICACE ?


Une des choses qui m’ont choquée quand j’ai commencé à aider les sans-abri a été de découvrir à quel point la ville leur était – et leur est encore – hostile. Je soupçonne qu’il en va de même partout. On ne voit pas de sans-abri à Beverly Hills. Où les met-on ? Que fait-on pour les éloigner ou pour les cacher ? New York grouille de SDF, pourtant les autorités affirment avoir accompli de grands progrès dans ce domaine. Vraiment ? Par quels moyens ? Selon des sources bien informées, il semblerait que la meilleure méthode pour régler la question des sans-abri à New York soit de les mettre dans des cars à destination du New Jersey. San Francisco a mis en place un système similaire consistant à leur offrir des places de car pour aller n’importe où. Débarrassons-nous d’eux ! Voilà une version moderne du bonneteau. Il suffit de déplacer le problème et de le cacher ailleurs.

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SAUVER LA PLANETE : POUR UNE ECOLOGIE INTEGRALE

L’encyclique « Laudato Si » (Loué sois-tu) du pape François a été publiée en juin 2015.
C’est un cri adressé à « chaque homme de cette planète » pour « sauver la terre opprimée et dévastée des maladies qui ravagent son sol, l’eau, l’air et tous les êtres vivants » .
C’est un appel solennel à la responsabilité de tous les gouvernants, des économistes, des organisations internationales, des religions à « bâtir une nouvelle solidarité universelle » face à la détérioration de l’environnement, aux menaces écologiques, catastrophes naturelles et guerres qui pèsent sur l’avenir de l’humanité.

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SE DROGUER, C’EST RISQUE !

À l’adolescence, il est souvent tentant de boire un verre d’alcool ou de fumer un joint. Certaines drogues sont en vente libre : les cigarettes, l’alcool ou les médicaments. D’autres sont facilement accessibles chez les copains ou en soirées… Mais ces faux-amis ne vous procurent que des sensations merveilleuses et sans conséquence… Car la dépendance arrive souvent plus vite qu’on ne l’aurait imaginé. Et les drogues dites « douces » mènent aussi aux crises d’angoisse et aux drogues « dures ».

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TRAVAIL EMIETTE, CITOYENS DEBOUSSOLES

Individualisation, stress, chantage à l’emploi…
Les déchirures du travail renforcent le sentiment d’insécurité sociale.

Le travail prépare-t-il à prendre de façon citoyenne sa place dans la société ? On peut en douter. Certains reportages télévisés, par exemple, ont montré et montrent sans cesse le désarroi et le sentiment de révolte d’ouvriers, qui ont eu et ont toujours à subir fermeture et plans sociaux. Maints laissent entendre qu’ils ne voteront plus pour la gauche ou la droite de gouvernement. Représentants, en quelque sorte, d’une part grandissante de salariés soudain disqualifiés, pourquoi respecteraient-ils les règles du jeu de la démocratie politique alors que celles de leur univers de travail sont bafouées ?

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UN CONVOI POUR LES ENFANTS DE GAZA
(Palestine, 1996)

Gaza, la principale ville de ce coin de Palestine, ressemble à un paysage de désolation. Les routes sont des pistes et le sable est partout Des ânes accrochés à des carrioles font office de voiture. Les maisons n’ont que quatre murs et ne sont pas meublées. L’électricité est rare et de nombreuses coupures de courant rythment les journées.

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UN CORPS A APPRIVOISER

Vous avez un handicap, moteur ou sensoriel, depuis toujours ou depuis peu. Et vous êtes un ado avant tout ! Vos préoccupations sont celles des gens de votre âge, même si votre quotidien est souvent plus difficile à vivre et à organiser. Quand on a un handicap, le corps prend d’importance. Parce qu’il fait l’objet de soins quotidiens, parce qu’il vous encombre et vous empêche de faire tout ce que vous voudriez. Difficile de supporter ça à l’adolescence, quand grandit l’envie d’être autonome. Comment faire pour devenir plus indépendant, pour ne plus avoir l’impression d’être un objet ? Comment accepter son corps ?

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UNE ANGOISSE PRIMORDIALE

Dirigé aujourd’hui par la raison technicienne, fasciné par le progrès et la performance, l’homme s’est installé dans un monde exactement réglé, mais vide de sens. Sa conscience endormie, ses facultés intérieures ankylosées faute d’usage, n’aurait-il pas oublié d’être ? Se serait-il perdu dans des chemins qui ne mènent nulle part ? Jean Onimus se propose de lever le voile qui obscurcit nos existences. Il appelle à un sursaut, à une “mutation des consciences”. Puisque nul ne peut vivre sans la lumière de l’espérance, seul le projet d’une vie où prévaudraient les valeurs de “l’intelligence du cœur” permet d’éclairer l’avenir de l’homme.

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UNE RETRAITE POUR LA PAIX

Hitler et l’Allemagne nazie avaient cherché à écraser les différences, déifiant une race et une culture, déclarant toutes les autres inférieures, certaines étant sélectionnées pour être exterminées. J’étais au contraire déterminé à amener des personnes de religions et de nationalités différentes sur ce lieu où la diversité avait jadis été condamnée à une terrible fin, et là, nous allions porter témoignage de nos différences. En surgirait une guérison. Comment et sous quelle forme se produirait-elle, je n’en avais aucune idée. Mais j’en étais tellement convaincu développant l’emploi du temps de la retraite, que j’avais décidé de la clore par un dîner célébrant Thanksgiving : d’ici la fin de notre séjour, j’étais certain que se manifesterait une profonde reconnaissance, et que nous souhaiterions célébrer nos différences d’une manière ou d’une autre.

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VICTOR SCHOELCHER : « NON À L’ESCLAVAGE »

Janvier 1828.
Victor quitte Paris, les malles pleines de porcelaines estampillées « Schoelcher », une marque connue et appréciée, qui a fait de son père, Marc, le plus célèbre porcelainier de Paris, et du magasin des Grands Boulevards l’un des dix commerces les plus importants de la capitale. Il dit adieu à sa mère, une femme très pieuse et de haute vertu qu’il aime profondément. Il laisse son père, un bourgeois dur en affaires mais fantasque et imprévisible, un antimonarchiste déçu par la Révolution de 1789.

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